La ville de Québec est connue pour être la destination touristique par excellence de la province canadienne, offrant un paysage pittoresque d'architecture en pierre préservée du XVIIe siècle, de sites historiques et de paysages naturels. Chaque année, le Festival d'été de Québec (FEQ) profite des merveilles de la ville pour 11 jours consécutifs de musique, d'expériences communautaires et de divertissement québécois. L’édition 2026 ne fait pas exception. Dirigé par des artistes comme Muse, Gwen Stefani, Jelly Roll, Cypress Hill, Kesha, Limp Bizkit, The Lumineers et bien d’autres, le festival a duré une semaine et demie, un jubilé inter-genres.
Depuis près de 60 ans, FEQ continue d'offrir une expérience unique grâce à sa programmation éclectique, ses DJ sets de fin de soirée, ses offres extra-musicales et son intense sens de la communauté. Surtout, l'événement continue également de mettre en lumière des artistes québécois émergents et des groupes légendaires, permettant aux visiteurs de découvrir la culture distincte de la province à travers la musique. Et pourtant, les laissez-passer restent étonnamment raisonnables, à partir de seulement 180 $ canadiens pour accéder au festival dans son intégralité. Pas étonnant que l’édition 2026 se soit vendue en seulement trois heures, soit la plus rapide de l’histoire du FEQ.
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Pour voir de quoi il s'agissait, tout ce battage médiatique, Conséquence nous sommes rendus au festival canadien pour son week-end de clôture. Voici le meilleur de ce que nous avons vu.
Vendredi – Le triomphe hystérique et tonitruant de Muse
Muse, photo de Stéphane Bourgeois
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No Joy, le projet shoegaze du musicien montréalais Jasamine White-Gluz, a donné le coup d'envoi vendredi sur la scène SiriusXM, offrant un set bref mais rêveur alors que le public commençait à remplir le terrain. La fratrie franco-américaine Faux Real a ensuite offert l'un des shows les plus dynamiques du week-end. Les pitreries merveilleusement désarticulées du duo combinaient des bangers synth-pop bilingues et des solos de flûte avec des mouvements de danse campy et synchronisés, tout en restant dans leur caractère. Leur performance magnétique a servi de belle introduction à leur monde étrange et a donné le ton amusant pour le week-end à venir.
Les amateurs de musique québécois sont notoirement bruyants et profondément passionnés. FEQ permet aux étrangers de se plonger dans une expérience directe de cette culture de foule unique, offrant un aperçu de l'énergie sans précédent et à indice d'octane élevé que les locaux apportent à chaque spectacle. C'était sur les plaines d'Abraham que l'ambiance était la plus enveloppante, où Muse a attiré la foule la plus nombreuse et la plus assourdissante de tout le week-end, rassemblant près de 100 000 personnes sur la scène Bell. Le groupe a débuté avec son morceau classique « Hysteria », avant de se lancer dans des extraits de leur album récemment sorti, Le Waouh ! Signal. Leur set explosif présentait une gamme de visuels sur le thème de l'espace projetés sur les écrans LED, des lasers rayonnants, des hits nostalgiques et des riffs de guitare tonitruants. Aussi passionnant que soit le décor, heureusement, la disposition unique du festival et ses multiples entrées et sorties ont permis de quitter chaque soir un processus fluide, éliminant l'anxiété liée à la navigation dans les foules immenses.
Samedi — Vous ne pouvez pas pleuvoir sur ce défilé
Même si les festivités de samedi ont été brièvement suspendues en raison des conditions météorologiques, la programmation a quand même réussi à offrir une gamme diversifiée de spectacles qui ont maintenu l'ambiance à un niveau record. Ariane Roy, originaire de Québec, a été l'héroïne de la soirée en livrant une prestation théâtrale accompagnée de son groupe de huit musiciens qui a complètement immergé le public dans son univers. Plus tard, les piliers du ska-punk Goldfinger ont uni plusieurs générations de punks, gardant le mosh pit actif tandis que les fans surfaient avec impatience sur leur reprise emblématique de « 99 Red Balloons ».
EDM a ensuite envahi la scène principale, avec Martin Garrix convoquant une foule immense, transformant les Plains en une immense rave en plein air alors que le spectacle de lumière des lasers au néon transperçait la foule de fans chantant sur chaque parole, y compris un remix de « One More Time » de Daft Punk et une poignée de mashups de Rihanna.
Dimanche – Regardez les fêtes et les chapeaux de cowboy
Jelly Roll, photo de Sébastien Dion
Dimanche prochain, FEQ a croisé l'autre événement principal du week-end, la Finale de la Coupe du Monde de la FIFA, alors que le match était projeté en direct au Parc de la Francophonie. La projection a transformé le site du festival en une soirée de projection en plein air, rassemblant une fois de plus des milliers de personnes pour applaudir, avant de revenir à la programmation musicale habituelle.
Enfin, les groupes de pop alternative montréalais N NAO et Hawa B ont livré des sets délicieusement vibrants et ensoleillés en début d'après-midi, devant la performance époustouflante du vénéré auteur-compositeur-interprète Pierre Lapointe. Accompagné par l'ensemble de l'Orchestre Symphonique de Québec, la performance émouvante de Lapointe a permis une expérience de festival plus raffinée et plus émouvante. Son set semblait vraiment être l'attraction principale de la soirée, avec des centaines de fans qui ne pouvaient pas entrer rassemblés le long des portes.
Contrairement aux interprétations orchestrales de chansons mélancoliques, le groupe de rock psyché suisse L'Éclair a enflammé la place de l'Assemblée nationale alors qu'une mer de chapeaux de cowboy se dirigeait vers le plateau de Jelly Roll sur les Plaines. En plus de jouer une poignée de succès, le rappeur/chanteur a diverti la foule avec une gamme de reprises, allant du classique de John Denver de 1971 « Take Me Home, Country Roads » à « Good Riddance » de Green Day, qui ont été portées par la foule et ont donné à tous les membres du public sceptiques une raison de rester. (Un moment fort de ce tournage a été de regarder des gens en tenue de cow-boy tenter de danser en ligne sur « I Wanna Dance with Somebody » de Whitney Houston à la fin du spectacle. Quel merveilleux spectacle.)
En profitant de FEQ pendant seulement trois jours – un pourcentage incroyablement faible de son programme complet – les quêtes secondaires ne manquaient pas. Découvertes musicales, charme de Québec et expériences communautaires inattendues se cachent à chaque coin de rue. Ces Québécois savent définitivement ce qu'ils font.